Naples souterraine est la partie cachée de Naples. Vous trouverez ici toutes les informations pour la visiter, comment s’y rendre et prix du billet.
Naples souterraine est la partie cachée de Naples que nous pouvons tous visiter aujourd’hui grâce à une association fondée en 1988 et reconnue en 1996 par la région de Campanie en tant qu’institution régionale pour ses activités d’intérêt éducatif et culturel.
La Naples des vic ‘e vicariell (allées et ruelles) que nous voyons aujourd’hui se pose sur un ancien réseau de routes souterraines. Les premiers tunnels ont été creusés par les Grecs quand ils ont commencé à extraire le tuf du sous-sol pour renforcer les murs de la ville. Par la suite, à l’époque romaine, ces passages souterrains ont été agrandis et adaptés pour collecter l’eau de pluie. Créant ainsi un aqueduc qui servira à amener de l’eau aux maisons napolitaines jusqu’en 1885.
Ce n’est qu’après une vague effrayante de choléra qu’ils ont décidé d’abandonner l’ancien système pour amener l’eau potable dans les foyers. Mais au cours des siècles, la vie souterraine de Naples a été en pleine mutation, presque autant que la vie en surface.
Comment s’y rendre
L’entrée se situe au 52 du Vico S. Anna di Palazzo, dans les Quartiers Espagnols. Le rendez-vous est fixé devant le célèbre Caffè Gambrinus, sur la Piazza Trieste e Trento, à deux pas de la Via Toledo et de la Piazza del Plebiscito.
Vous pouvez facilement rejoindre ce point névralgique via la ligne 1 du métro (arrêts Toledo ou Municipio) ou en utilisant le Funiculaire Centrale (arrêt Augusteo). Arriver à pied depuis le front de mer ou le centre historique est tout aussi simple en suivant la direction du Palais Royal.
Il est vivement conseillé de réserver vos billets coupe-file pour Naples Souterraine pour éviter l'attente. À noter : les guides ne parlent actuellement que l'italien et l'anglais (d'autres langues sont prévues prochainement). Prévoyez des chaussures confortables et un pull, car la température est de 17°C en sous-sol.
Histoire des tunnels
Les galeries situées au-dessous de Naples ont été utilisées de différentes manières au cours des siècles. Nés après l’extraction du tuf pour la construction de la ville, ils ont ensuite été utilisés comme aqueducs, sans cesser d’être utilisés comme carrières. Suite à la grande expansion de la ville sous le règne des Angevins, une série de lois interdisant le transport de matériaux de construction vers la ville a été adoptée. Ces mesures étaient nécessaires pour éviter l’expansion incontrôlée des bâtiments.
Mais les Napolitains ne sont pas historiquement un peuple qui aime les interdictions. En utilisant les puits existants, ils ont élargi les réservoirs du sous-sol, obtenant ainsi une autre tuf pour la construction. C’est à cause de cette activité que, aujourd’hui, la ville de Naples se trouve sur une surface convexe.
Refuge de guerre et déchetterie
Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, la Naples souterraine a été modifié pour accueillir les personnes pendant les bombardements. Au cours des années de guerre, environ quatre mille personnes ont peuplé le sous-sol de la ville, en attendant que la guerre finisse pour pouvoir retourner à sa vie.
Mais la destruction causée par la guerre a présenté un scénario choquant à la population une fois qu’ils ont abandonné le ventre protecteur de la ville. Le bombardement féroce avait détruit une grande partie de la ville. Même dans la reconstruction douloureuse et fatigante de Naples, son estomac vide a joué son rôle. Le manque de moyens de transport a été résolu en jetant les débris dans les anciens puits.
Légende du « Monaciello »
L’un des personnages les plus célèbres du folklore napolitain est le « monaciello » (Petit moine). Craint et choyé en même temps, c’était l’esprit qui vivait dans les bâtiments de Naples. Si l’habitant de la maison était gentil avec le « monaciello », cela pourrait rapporter de l’argent dans les tiroirs ou dans les vestes suspendus à l’entrée. Mais si, par hasard, l’esprit était offensé, peu dévoué ou si on affirmait de ne pas croire aux fantômes, la revanche du « monaciello » était inévitable.
Du petit mal comme la disparition des objets au véritable « paliatoni », une série de gifles, coups de poing et coups de pied reçus pendant la nuit.
La naissance du mythe du « monaciello » en réalité est due à l’activité des hommes qui vivaient dans les sous-sols et que gérait l’approvisionnement des puits. En raison de la forte humidité, ils étaient obligés de travailler avec une cape qui couvrait la tête, lui donnant l’apparence de moines franciscains, d’où le surnom de « monaciello ».
Ces hommes pouvaient accéder aux maisons des citoyens directement à partir des puits et profitaient de cette possibilité, en particulier lorsque les femmes étaient seules à la maison. Il est facile d’imaginer que certaines visions du « monaciello » de la part des maris rentrant à la maison étaient plus que réelles.